Genèses dans les zones de flottement

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Les portes de Paris agissent sur Léo comme des pôles magnétiques. Dans ces interzones, le trop-plein de la ville est tenu à distance. Seuls quelques bâtiments définitivement provisoires se dressent ça et là. Le vide ouvre des possibilités de dérives et de rêveries nouvelles. Léo a toujours aimé les terrains vagues, les friches, morceaux de taules et de ferraille rouillée, toutes ces choses qui s’effondrent et ne font déjà plus partie du spectacle. Il a toujours eu envie de se sentir à la lisière des choses, comme sur la grève d’Yffiniac où il courait enfant à la lisière de la terre et de la mer, enveloppé de cette brume marine tendre et fraîche qui efface tout repère. J’ai grandi en décalé. C’est dans l’entre-deux que je respire. D’ailleurs ce sont toujours les marginaux qui renouvellent notre façon de vivre. C’est dans la marge que se trouvent les braises, dans la marge aussi qu’on trouve la source du temps, se dit-il avec un brin d’emphase.

Photo : Girfs, Paris

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